Je me sens insatisfait. La poésie ne nourrit pas son homme et on s'en fout, mais au moins qu'elle rassasie son lecteur. L'exercice pyrotechnique du samedi 30 juillet (Essuyer une déconfiture) propose largement de quoi l'éblouir. J'espère pour autant ne pas l'avoir aveuglé au point qu'il ait raté certains effets, jeux de mots éclatants dans le ciel dégagé et jaune d’œuf de mon inspiration explosive. Oh ! La belle verte ! Oh ! La belle rouge ! Je garantis dans ce poème des huiles et des graisses de qualité supérieure à celle des produits standards, sans parler de la volaille. La modestie ne risque pas de m'étouffer, je n'ai jamais pu supporter les cols boutonnés, encore moins la cravate. J'ai la pomme d’Adam sensible et j'ai pareillement les chevilles qui enflent si je porte des chaussettes trop serrées. Cependant, je ne suis pas certain que le bouquet final de la composition soit apprécié à sa juste valeur. La strophe ultime offre une cohérence de sens et de propos affaiblie par le 6ème vers qui semble un peu gratuit avec sa hache et son bois à fendre dont on ne saisit pas bien ce que ça vient faire dans cette histoire. J'ai donc jugé utile d'apporter aujourd'hui un éclaircissement sur ce point particulier de mon feu d'artifice. En soulevant le capot, je permets au lecteur de jeter un œil sur le moteur à explosion qui me pousse à écrire. Qu'il en profite donc pour vérifier le niveau d'encre...Oups ! Pardon pour cet atavisme de langage, je voulais parler de la jauge à pixels. Quand les technologies passent plus vite qu'une vie, ces lapsus historiques deviennent fréquents. La strophe 7 du même poème en est une bonne illustration.
Démontage du carburateur de la strophe 20 finale :
1er vers : De ce qu'on a dit je suis confus,
Un vers, ça va !
2ème vers : ce qu'on n'a pas fait et ce qu'on fit.
Ça reste clair.
3ème vers : Ton plumage parfait vaut mieux que ton Rāma.
Rāma est l'image de l'homme parfait.
4ème vers : Y a de la poupée trouée pour lui chez Confo.
4ème avatar de Vishnou : Narasimha (l'homme-lion).
Femmes fusillées (poupées trouées) à Lyon en 1943.
Et Rama Yade dans tout ça...un fantasme incrusté malgré moi. Je la rencontre par hasard dans un Conforama où elle cherche un moulin à café (Jean Moulin ?). Je l'aide à choisir et puis je l'invite à prendre un café. Aucune réticence (Résistance ?) de sa part, ce qui est le minimum garanti avec un fantasme...
5ème vers : -Non ! C'est de la barbie bouchée, tu confonds !
Klaus Barbie surnommé "le boucher de Lyon".
6ème vers : -Y a aussi une hache pour le bois qu'on fend ?
6ème avatar de Vishnou : Parashurama (Rāma à la hache). En 1951, Klaus Barbie s’installe en Bolivie et dirige une entreprise d'exploitation du bois.
7ème vers : -Y a surtout ton sac pour aller aux confins.
7ème avatar de Vishnou : Rāma. Son trône est usurpé, il est exilé et trouve refuge dans la forêt.

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