Au moment d'entamer la treizième page de ce carnet de prison, l'inspiration me manque ; je m'accorde une certaine indulgence en considérant que la panne sèche est excusable au cours d'une pénurie d'eau.
De plus, ayant pris l'habitude de couper l'encre pour la faire durer ‒ n'oubliez pas que nous manquons de tout ‒, mon urine ne sent guère la prose.
En dernier recours, le bourreau Knock exécute une danse de la pluie sur un large billot de chêne : Knock on wood !
De concert, Harpagon psalmodie une supplication pour être payé en liquide.
Élise, qui a la musique dans la peau, se flagelle avec un batteur à manivelle à double fouet : un bourdon digne des meilleures vielles à roue fait que la mayonnaise prend.
Le ciel peut crever ! que lui ai-je donc fait pour mériter la compagnie de pareils bigots, moi, Przewalski, qui ne suis pourtant pas un mauvais cheval ?
Le travail ne me fait pas peur : bien au contraire, il me donne des crises de fous rires qui m'empêchent de l'accomplir.
J'ai toujours respecté la famille : je n'ai jamais tenté mes tantes, ni déniaisé mes nièces.
La patrie peut compter sur moi : je la défendrai jusqu'au premier sang, celui du coup de canif dans notre contrat social.
Le désespoir a convaincu le prétendu abbé Faria de creuser sa propre tombe ; soudain, l’œil sec du gisant reçoit une larme de cumulonimbus, collyre divin ; bientôt, il prend son bain...

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