Harry, le mari de Madame Clover du Club des Mammifères Papivores, pense que le papier est un truc à chier, au bout du rouleau, une matière ancienne perdurant seulement au mur des toilettes sous la forme du volumen, et qui n'a même pas su évoluer vers le codex à la fin de l'Antiquité. Pourtant, assis sur son trône, il aurait apprécié déchirer, d'un petit cahier relié et parfumé à la violette, les quelques feuilles nécessaires à son usage, avant de passer à l'inconfort du numérique. La transition en aurait été moins brutale, l'angle de la tablette moins contondant. Mais il a confiance en un avenir qui ne va pas le laisser dans la merde bien longtemps. D'ici peu, l'ardoise va se réduire, s'affiner, s'assouplir, se tordre, se froisser, et dissiper ses derniers doutes en même temps que les petits amas séchés qui calfatent les anfractuosités de ses marisques et bétonnent la pilosité de son fondement. Croyez-le, chers amis, l'affaire sera vite torchée. Cette Emma above Harry va en rabattre. Ne vient-elle pas de jouer son ultime atout ? Un as de trèfle assez mince pour être glissé sous la porte.

Pour les nuls en anglais, le trèfle à brouter se dit "clover", celui du jeu de cartes : "club". "above" veut dire "au-dessus de".
RépondreSupprimerC'est pas de la merde ce que vous publiez !
RépondreSupprimerSans doute vite torché connaissant votre aisance d'écriture.
Et ça fait du bien de casser un peu sur le numérique.
Au nom du papier, merci.
Merci pour ce petit mot très flatteur
SupprimerQui me va droit au cœur (d'acier ?) trempé,
Car aux piques, je préfère les fleurs.
N'avoir papier, c'est un peu se noyer.