Interdire les matchs de football à moins de cinq cents kilomètres du moindre débit de boissons me semblerait une mesure raisonnable pour endiguer la violence inhérente à ce sport de guerriers et de couleurs. Débarrassés du foutoir, nous vivrions alors dans une immense surface de réparation, le silence et la paix agissant comme un baume sur le terrain ensanglanté. Nous visiterions les anciens stades transformés en musées de l'horreur. Des troupeaux d'écoliers viendraient y paître, broutant l'herbe amère du souvenir et de l'ennui qu'ils apprécieraient moins que les sucreries glacées des boutiques attenantes. D'anciens combattants, hooligans à demi repentis, aficionados éclopés, arroseraient de leurs pleurs les pelouses fertilisées par la poudre d'os de leurs victimes passées, jardiniers hypocrites tiraillés entre le devoir de mémoire et la nostalgie du bon vieux temps, noyant leur chagrin et torpillant leur pitié dans les tavernes encerclant les arènes déchues. Y séjourneraient aussi quelques bonnes sœurs engraissées au malheur, friandes de la moelle des martyrs, posées tels des vautours sur ces récents champs de bataille, les prières dégoulinant du bec. Bref, l'Europe cicatriserait. De plus, cela obligerait la migration des grandes rencontres vers des pays islamistes vierges de tous troquets, où certains excités auraient grand besoin de canaliser leurs djihads autrement qu'en décoiffant les touristes — une carafe fraîchement coupée offrant de médiocres performances comme ballon, bête question d'adhérence au sol. Pendant ce temps, en Europe, nous nous prendrions de passion pour les tournois de golf, activité plus respectueuse des vertes pelouses. Sans brailler comme des ânes, sans se peinturlurer la frimousse comme des apaches en manque de scalps, nos supporters en polos crocodiliens papoteraient gentiment autour d'un verre de chose, de machin ou de truc. Nos supportrices pratiqueraient une élégance discrète et très éloignée de la chaleur canine des putes à camionneurs. Dans les airs ne retentirait aucun hymne officiel rappelant la musique d'éveil dans les classes de maternelle, nous écouterions simplement le chant des oiseaux perchés sur les voiturettes. Nous pourrions même siroter quelques bières de bonnes cuvées sans que cela prêtât à conséquence. La civilisation, quoi.................................décrire, décrier, écrire, crier, cirer, rire, ire domum.
dimanche 19 juin 2016
La solution finale
Interdire les matchs de football à moins de cinq cents kilomètres du moindre débit de boissons me semblerait une mesure raisonnable pour endiguer la violence inhérente à ce sport de guerriers et de couleurs. Débarrassés du foutoir, nous vivrions alors dans une immense surface de réparation, le silence et la paix agissant comme un baume sur le terrain ensanglanté. Nous visiterions les anciens stades transformés en musées de l'horreur. Des troupeaux d'écoliers viendraient y paître, broutant l'herbe amère du souvenir et de l'ennui qu'ils apprécieraient moins que les sucreries glacées des boutiques attenantes. D'anciens combattants, hooligans à demi repentis, aficionados éclopés, arroseraient de leurs pleurs les pelouses fertilisées par la poudre d'os de leurs victimes passées, jardiniers hypocrites tiraillés entre le devoir de mémoire et la nostalgie du bon vieux temps, noyant leur chagrin et torpillant leur pitié dans les tavernes encerclant les arènes déchues. Y séjourneraient aussi quelques bonnes sœurs engraissées au malheur, friandes de la moelle des martyrs, posées tels des vautours sur ces récents champs de bataille, les prières dégoulinant du bec. Bref, l'Europe cicatriserait. De plus, cela obligerait la migration des grandes rencontres vers des pays islamistes vierges de tous troquets, où certains excités auraient grand besoin de canaliser leurs djihads autrement qu'en décoiffant les touristes — une carafe fraîchement coupée offrant de médiocres performances comme ballon, bête question d'adhérence au sol. Pendant ce temps, en Europe, nous nous prendrions de passion pour les tournois de golf, activité plus respectueuse des vertes pelouses. Sans brailler comme des ânes, sans se peinturlurer la frimousse comme des apaches en manque de scalps, nos supporters en polos crocodiliens papoteraient gentiment autour d'un verre de chose, de machin ou de truc. Nos supportrices pratiqueraient une élégance discrète et très éloignée de la chaleur canine des putes à camionneurs. Dans les airs ne retentirait aucun hymne officiel rappelant la musique d'éveil dans les classes de maternelle, nous écouterions simplement le chant des oiseaux perchés sur les voiturettes. Nous pourrions même siroter quelques bières de bonnes cuvées sans que cela prêtât à conséquence. La civilisation, quoi.
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